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utopiales (par Christel Seval)

 
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darksidesong
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PostPosted: 25/04/2006 13:19:04
Méheust, Lagrange, Gutiérez, Patenet : 20 000 lieues sous les mers


Les 10-13 novembre 2005 se sont tenues au Centre International des Congrès de Nantes les 5èmes Utopiales consacrées à Jules Verne. Franck Boitte, ufologue de la SOBEPS, pour le compte de l’Organisation Mondiale de la Presse Périodique, a rapporté l’essentiel de deux conférences invitant messieurs Méheust, Lagrange, Gutiérez et Patenet, et c’est à partir de son article et avec son autorisation que j’ai bâti celui-ci.

Lors d’une table ronde intitulée « Jules Verne et les Mystères de la Science », Bertrand Méheust a expliqué ce qu’était la « véritable réalité » à propos des théories de la conspiration – on inclut dans cette catégorie toute affirmation qui explique que telle ou telle situation de fait est en réalité attribuable à une volonté cachée - : c’est l’effroi devant la complexité croissante de la société et la constatation que les choses nous échappent qui nous poussent à vouloir nous rassurer en pensant que certaines personnes gardent le contrôle. Pour le philosophe, la société moderne est complogène, elle nourrit une tendance à imaginer des complots. Ces complots n’ont à son avis jamais la précision ni le caractère si précisément intentionnel que le public leur confère. Il y a des luttes de tendances qui aboutissent à un résultat stochastique qu’en réalité plus personne ne contrôle vraiment. Devenant de plus en plus complexes et non maîtrisables, les moyens de circulation des pires élucubrations se multipliant, il se demande si les sociétés modernes ne sont pas condamnées à devenir complètement folles, parce que, dit-il, il faut toujours imaginer une construction supplémentaire à ajouter comme étage aux constructions antérieures. Toute assertion du ressort de la théorie du complot est donc, si l’on comprend Méheust, un signe de folie sociétale, et qu’à l’instar d’un patient atteint d’hallucinations ou de persécution qui ne se soignerait pas, la société dans son devenir psychique pose problème.

Grégory Gutiérez , membre du Comité Directeur de l’Institut Métapsychique International de Paris, cite le cas des 1 500 pages de littérature sauvage complètement dingue des lettres ummites censées avoir été écrites par des visiteurs venus d’une autre planète – (qui ne connaît pas l’univers jumeau sauvage et complètement dingue de Jean-Pierre Petit ?). La digestion de ces théories par la littérature, le recyclage de ces thèmes à travers le cinéma permettent de les intégrer dans un imaginaire culturel commun, ce que Méheust appelle la transformation du complot en objet esthétique : ce serait le moyen emprunté par la société pour ne pas sombrer dans la démence. A suivre ces messieurs, toute idée à tendance complogène est forcément un mirage et un symptôme de folie, et seule sa retranscription au travers des canaux standards de communication, dont le seul but est d’esthétiser selon les canons admis de la société, permet à l’inflammation de s’épancher en irriguant l’imaginaire collectif.

Pour Pierre Lagrange, il y a eu au sein de l’armée américaine dès 1947 un débat sur la nature des preuves concernant l’origine des objets volants non identifiés, et l’idée du complot résulta directement de cette façon très curieuse qu’ont suivie les pouvoirs publics de gérer cette affaire, elle est née au sein même de l’appareil militaire. En définitive ce n’est pas la soucoupe qui a créé le complot, mais le complot qui a créé la soucoupe.

Sur le thème des abductions, Pierre Lagrange dénonce « un artéfact sociologique fortement exagéré lié à des sondages qui ont été faits aux Etats-Unis il y a des dizaines d’années au cours desquels on a posé aux gens des questions du genre : est-ce que vous avez des amnésies, des rêves récurrents, des sensations de présence ou d’oppression ou autres choses de ce genre ? ». Bien des gens ont répondu par l’affirmative sans jamais avoir eu l’intention de déclarer qu’ils avaient été enlevés, le résultat serait une construction des instituts de sondage. Mais Lagrange oublie de mentionner quelques points sensibles : qu’une proportion des gens ne pouvait déclarer avoir subi une abduction puisque, comme les études l’ont montré, les deux tiers des personnes abductées souffrent d’une amnésie concernant cet épisode qu’ils ne retrouvent que sous hypnose. Et le sondage, tout au moins le plus connu d’entre tous, le Roper, posait des questions bien moins vague que ce qu’évoque le socio-psychologue, en abordant des points tels que : la paralysie, la présence d’un être, l’amnésie, la lévitation, des cicatrices corporelles et l’observation d’ovni.

« Les extraterrestres existent-ils ? Où sont-ils ? », questionne Lagrange. « La réponse est que l’on ne les a jamais vraiment cherchés, nous sommes à ce point de vue un peu désemparés, comme dans la situation du babouin qui voudrait étudier le primatologue », explique-t-il avec raison : il ne les a jamais vraiment cherchés.
Il y a eu des programmes dans le cadre de SETI consistant à capter des émissions radio ou des signaux optiques, mais l’idée de chercher des artéfacts de la présence dans notre système solaire d’une civilisation proche n’a pas été encouragée. Au début des années 1980, Michaël Papagianis, président de la Commission 51 de SETI sur le plan international, avait pris au sérieux le paradoxe de Fermi et avait proposé de mettre en place des protocoles visant à trouver d’éventuels extraterrestre dans notre système solaire, notamment dans la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter, une excellente cachette. Lagrange regrette qu’il n’ait jamais réussi à lancer ce programme de recherche. Cette propension à chercher des extraterrestres au loin, sur d’autres étoiles, dans les astéroïdes, mais surtout pas sur Terre, est une caractéristique intéressante que l’on retrouve chez nombre de personnes : d’après moi, il se pourrait que ce soit l’expression d’un symptôme psycho-socio-immunitaire que j’ai évoqué dans un article récent http://www.psy-desir.com/textes/article.php?id_article=0925 .

Interrogé sur la vague Belge, Pierre Lagrange la décrit assez précisément pour conclure qu’il y a une espèce de fossé qui existe entre la façon dont les scientifiques travaillent dans leurs laboratoires et les histoires qui sont bien décrites, précises, mais où il manque un certain de nombre d’éléments pour que les scientifiques puissent s’y intéresser. Lagrange n’a pas entendu parler du travail du professeur Meessen réalisé à partir des éléments recueillis lors de la vague belge et annoncé, le mois précédent les Utopiales, aux rencontres ufologiques européennes à Châlons en Champagne, semble-t-il.

Lors d’une seconde table ronde sur le thème "Le CNES et les OVNIS, la suite", Mr. Jacques Patenet, le directeur du nouveau GEIPAN, fit son entrée. Jacques Patenet fait partie du CNES où il est entré en tant qu’ingénieur en formation électronique et diplômé télécoms. En 1977, il a participé en tant que correspondant bénévole à la création du GEPAN (1) et collabore aujourd’hui à sa rénovation sous la nouvelle dénomination de GEIPAN, le « I » supplémentaire traduisant une volonté récente d’information du public.
« Aujourd’hui, les relations entre la science et le citoyen ayant évolué, on n’est plus dans cette idée des années 50 où il y a le savant d’un côté et le public de l’autre » commente Pierre Lagrange. « Comme on a de plus en plus de groupes concernés, comme dans le domaine de l’alimentation ou des maladies, il est normal que le public participe à cette évolution. Le GEPAN avait déjà proposé en 1977 ce genre d’idée, alors qu’elle n’était pas d’actualité. Pendant longtemps, il a eu du mal à gérer sa propre audace ».
Ah, quel souffle lyrique à propos de l’audacieux Gepan, heureux Phénix renaissant grâce à la technologie de l’Internet. De l’audace, toujours de l’audace, mais le GEIPAN en aura-t-il ?

Jacques Patenet nous l’apprend : « En 2001, on s’est demandé de ce que l’on ferait de la base de données existante (du GEPAN). Le CNES a fait faire un audit pour voir s’il fallait continuer la collecte des cas et poursuivre l’activité. Il s’est passé beaucoup de choses au cours de cette période. La réponse affirmative qui est tombée fin 2001 a été que la relance sera désormais accompagnée de la présence d’un Comité de pilotage, chose que j’ai mis en place à partir de fin 2004, début 2005 avec une quinzaine de personnes qui, contrairement à l’ancien Comité scientifique, peuvent préconiser l’une ou l’autre orientation en termes d’activité et faire appel aux organismes d’état militaires ou civils existants ainsi que d’un certain nombre de chercheurs essentiellement issus du CNRS ». (…) Après une carrière bien remplie au service de l’état, Yves Sillard, qui est une personnalité incontournable, a été sollicité pour prendre la présidence de ce Comité de pilotage. On a rebaptisé le nouveau service GEIPAN, avec un «I» qui traduit la volonté d’information du public, car il n’est pas facile de trouver des sigles qui soient facilement mémorisables. Cette décision importante d’avoir une meilleure communication vis-à-vis du public a été prise à l’issue de la première réunion du Comité de pilotage. A l’époque du Conseil scientifique, en gros 20 à 25 documents avaient été publiés sur la question. Etant donné que lorsqu’en 1988, ce Conseil scientifique a cessé ses activités, il n’y avait plus aucune directive pour publier quoi que ce soit, tout qui s’est passé depuis lors est resté enfoui au CNES. Nous allons donc commencer par publier un certain nombre de documents de nos archives qui seront mis à la disposition des chercheurs. C’est un travail de longue haleine, parce qu’il y a vraiment beaucoup à dire ».
Puis Patenet conclut en précisant que « des contraintes légales empêchent que soient divulguées certaines informations sensibles et que les gens qui se plongeront dans les archives du CNES risquent d’être fort dépités par leur contenu ». Revenons sur ces deux allégations du chef du Geipan : en premier lieu est annoncé que des documents seront confiés aux chercheurs (pas au public) et qu’il y a là matière à travailler, puis, dans un second temps, que le public sera certainement dépité en constatant le faible contenu des dossiers expurgé des informations sensibles. Donc, c’est dit, le public n’aura rien qui présente un intérêt, tandis que des chercheurs institutionnels s’attèleront à un travail de longue haleine. Cela commence fort pour un GeIpan construit autour de la volonté affichée d’informer le public.

D’ailleurs, l’association philo-socio-psychologues/CNES lors de cette manifestation des Utopiales, tel un présage funeste, n’augure rien de nouveau sous le ciel, sinon des fantasmagories hermétiques destinées comme auparavant à faire fructifier la petite entreprise d’un côté, et de la langue boisée (biaisée ?) de l’autre.
« En vérité il n’y a rien à espérer de cette nouvelle instance étatique (le Geipan) qui ne sera jamais qu’un bureau d’enregistrement et une machine à rejeter les interprétations rationnelles politiquement incorrectes », analyse fort justement un ancien haut gradé de la marine.


Christel Seval

(1) En 1977, Claude Poher estimait qu’il fallait que la France se dote d’un organisme qui s’intéresse officiellement à ce sujet. Il a donc pris sur lui de convaincre Mr. Yves Sillard, à l’époque Directeur général de CNES, a pris des contacts avec la gendarmerie en sorte que le CNES s’est progressivement imposé comme un centre névralgique de tous ces problèmes. N’employant que quelques personnes, le GEPAN était coiffé d’un Conseil Scientifique présidé par le Président du CNES, Hubert Curien.

source -----> http://www.ummofiles.com/JPP/ovni_science/utopiales.htm
_________________
croyance ou science ?? cherchez l'erreur


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PostPosted: 25/04/2006 13:19:04
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