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19.03.2015

 
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lamais
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MessagePosté le: 19/03/2015 16:44:24
salut à tous  Surprised


ATTENTION ! RÉVEIL DU NAZISME EN EUROPE !


Le nom de Bandera est marqué au fer rouge, celui du nazisme et du nationalisme ukrainien. Depuis le printemps 2014, il est synonyme de terreur dans l’Est de l’Ukraine. Son nom a précédé comme en 1941, les massacres, les tortures, les enlèvements, les pillages et les viols dans une hystérie collective… effacé toutefois dans les médias à l’Ouest mais omniprésent pourtant en Ukraine.














Stepan Bandera, l’icône nazie de l’Ukraine




    Stepan Bandera fut un nationaliste ultra ukrainien, collaborateur actif avec l’Allemagne nazie. Sa tête est maintenant connue de tous les Européens qui sans le savoir l’ont vu dans les manifs de l’Euromaïdan. Depuis l’hiver 2013, il s’est trouvé en effet sur une multitude de banderoles de militants qui furent montrés par les médias occidentaux comme pacifiques et « démocrates », de braves étudiants… Nous avons moins vu les retraites aux flambeaux qui rappelaient les sombres heures du IIIe Reich allemand dans les rues de diverses villes de l’Ouest et du Centre de l’Ukraine. Les Français n’ont pas compris non plus les slogans qui n’étaient pas traduits par des journalistes ne parlant pas l’ukrainien ou qui avait des consignes strictes. Et pourtant ces gens hurlaient des cris qui n’avaient été que peu entendu en Ukraine et en Europe depuis 1945 : « Gloire aux Héros, gloire à l’Ukraine, Heil Ukraine, Heil Hitler, Gloire à Bandera, Gloire à Choukhevytch, Mort aux ennemis, mort aux Moskals (Russes), mort aux doryphores (Russes), mort aux youpins, à bas la racaille russo-juive ! ». Emoustillés par ce tableau de pauvres gens en haillons qui réclamaient la Démocratie à l’ombre de l’inquiétante Russie, d’autres braves gens, de France et d’Europe ont applaudis et pleurés à chaudes larmes… quelle émotion en effet !
    Bandera était né en 1909 en Galicie alors que la région était encore sous le contrôle de l’Empire des Habsbourg. Il fut élevé dans une famille catholique farouchement nationaliste. Son père à la défaite des Empires centraux s’enrôla dans les troupes ukrainiennes et devînt un député de la Rada de la République populaire d’Ukraine occidentale ZUNR (dirigée par Petrouchevytch). L’affaire tournant mal, son père s’enrôla comme aumônier dans l’Armée ukrainienne de Galicie (UGA), armée qui combattait contre les Polonais, les Russes blancs, les bolcheviques etc. (1918-1920). Très jeune il fut inscrit par ses parents dans l’organisation nationaliste souterraine des écoliers ainsi que de l’Association ukrainienne des Scouts « Plast » (nationalistes). Durant tout son parcours d’étudiant, il passa d’associations nationalistes en associations nationalistes, du GUGM à l’OSKUG qui fusionnèrent en 1926 pour former l’Union de la Jeunesse Nationaliste ukrainienne.
    En 1927, alors qu’il souhaitait entrer dans une Académie ukrainienne à Podebrady en Tchécoslovaquie, les autorités polonaises lui refusèrent un passeport. Il dut rester au village et entra finalement en 1928 à l’Ecole polytechnique de Lvov en Agronomie. Il fut membre dès cette époque de l’UVO, l’Organisation militaire ukrainienne dont il devînt vite un cadre dans le renseignement et la propagande (1931). Il intégra l’OUN fondée en 1929, l’Organisation des nationalistes ukrainiens et continua ses études jusqu’en 1934. Il fut très vite l’un des principaux chefs nationalistes ukrainiens, mais contrairement à beaucoup, son jeune âge ne lui avait pas permis de participer aux combats de la Guerre civile russe, aux actions terroristes et d’assassinats menées activement dans le milieu et la fin des années 20. Il devait se rattraper…
    Alors que les Soviétiques organisèrent à l’instigation du Géorgien Staline la grande famine de l’Holodomor (1932-1933), il partit pour l’Allemagne pour apprendre des techniques de renseignements et de propagande. Les nationalistes ukrainiens entrèrent en contact avec les nazis en 1933, qui commencèrent de les financer et de les armer. Stepan Bandera deviendra lui-même un agent de l’Abwehr et de la Gestapo en 1934. Il prit encore du galon en se rendant à la Conférence de l’OUN à Berlin en avril 1933 ayant la responsabilité de toute la partie Ouest de l’Ukraine alors entre les mains des Polonais (les deux Galicie, occidentale et orientale). Il organisa l’assassinat du Consul soviétique à Lvov en juin 1933 qui fut un fiasco, le tueur abattit un simple employé. Il organisa des actions spectaculaires notamment en septembre 1933, « l’action de l’école », où écoliers et étudiants boycottèrent la langue officielle polonaise et mirent à bas des symboles polonais. Il rationalisa les actions terroristes pour éviter d’instaurer la terreur, préférant des actions ciblées contre des personnalités polonaises, ukrainiennes ou soviétiques.
    Entre 1933 et 1934, il dirigea les assassinats du ministre de l’Intérieur Bronislaw Pieracki, du ministre des Affaires étrangères Tadeusz Holowko et de plusieurs dizaines d’autres personnalités. La police polonaise ayant réagi, il fut arrêté alors qu’il tentait de s’enfuir en Tchécoslovaquie et les policiers mirent la main sur les archives de l’OUN, environ 2 000 documents qui révèlent l’ampleur de l’organisation et de ses activités clandestines. Il fut jugé le 18 novembre 1935 à Varsovie avec 11 complices et se montra extrêmement arrogants, refusant de parler une autre langue que l’ukrainien et criant régulièrement « Gloire à l’Ukraine ! ». Après un long procès, il fut condamné à mort le 13 janvier 1936 et dans un autre procès des chefs de l’OUN en mai. Mais sa peine fut commuée en prison. Le terrorisme ukrainien déclencha une intervention de la Pologne à la SDN, la Sociétés des Nations, ancêtre de l’ONU, pour condamner le terrorisme sous toutes ses formes.
    Il fit une grève de la faim de 16 jours pour protester contre les conditions d’emprisonnement et les chicanes de l’administration pénitentiaire polonaise. L’OUN pensa en 1937 à tenter de le faire évader et monta une opération qui ne sera pas mise à exécution. Une autre sera montée par Roman Choukhevytch en juin 1938, et abandonnée à son tour. L’invasion de la Pologne par l’Allemagne vint changer la donne. Il fut libéré et recentra l’action de l’OUN dans l’Ouest de l’Ukraine désormais occupée par les Soviétiques contre eux. Il préfèra s’enfuir à Cracovie dans le Gouvernement général allemand de la Pologne pour échapper au NKVD et réorganiser l’OUN (octobre 1939). Il entra en conflit avec le chef de l’OUN, Andry Melnyk plus modéré ce qui entraîne la scission de l’OUN en l’OUN M et l’OUN B dirigée par Bandera (février 1940). Il s’engagea résolument dans la collaboration avec l’Allemagne hitlérienne et prépara l’invasion de l’Union soviétique en conseillant aux Allemands d’accorder l’indépendance à l’Ukraine.

    De fait, il fonda la Légion ukrainienne constituée des bataillons Nachtigall et Roland qui furent engagés à l’arrière des troupes allemandes et de l’Axe dans les opérations de chasse aux Juifs et aux communistes. Le 22 juin 1941 alors que le plan Barbarossa était lancé, l’indépendance de l’Ukraine était proclamée par Jaroslav Stetsko. Les Allemands qui n’avaient pas l’intention de fonder un Etat ukrainien arrêtèrent Bandera et d’autres chefs mais utilisèrent les nationalistes ukrainiens dans les massacres de la Shoah par balles et dans la chasse aux partisans sur le Front de l’Est jusqu’en 1943 (massacres de Lvov et de Ternopil, massacre de Babi Yar, intégration dans les Einsatzgruppen, pogroms en Ukraine). Bandera fut enfermé dans un camp de concentration. Après avoir longuement tergiversé, il lança un appel en mars 1943 à toutes les troupes supplétives ukrainiennes à déserter les rangs des troupes nazies pour former une armée nationale clandestine ukrainienne. Quelques milliers de nationalistes désertèrent avec Choukhevytch et d’autres nationalistes pour fonder l’UPA, une armée nationaliste organisée pour lutter contre les Soviétiques et les Polonais. Les partisans ukrainiens pratiquèrent la politique de la terreur et massacrèrent plusieurs dizaines de milliers de Polonais en Volhynie entre 1943 et 1944. L’UPA lutta alors essentiellement contre les Soviétiques mais à partir de mars 1944 également contre les Allemands. Devant la débâcle des armées allemandes, Bandera préfèra donner l’ordre devant le danger d’une victoire soviétique de concentrer la lutte de l’UPA contre l’Armée rouge (mai 1944).
    Il fut libéré en septembre 1944 pour tenter d’organiser l’UPA et participer à la lutte contre l’URSS dont l’Armée rouge progressait inexorablement. Equipés et armés par les Allemands, environ 200 000 Ukrainiens furent organisés en unités régulières ou en maquis et luttèrent avec acharnement contre les Soviétiques. Mais la défaite était désormais certaine, Bandera n’attendit pas la fin de la guerre, il déserta le camp allemand dès le mois de décembre 1944 s’échappa de Berlin d’où il dirigeait les opérations de l’UPA. Il passa alors de l’Autriche, à l’Allemagne à la Suisse, tentant d’échapper aux agents de Staline et aux Allemands. Il passa au service des services secrets britanniques dès 1946. Les Américains seront plus réticents à son égard mais utiliseront l’UPA dans la Guerre froide pour lutter contre les Soviétiques et tenter de les déstabiliser en Ukraine. La guérilla ukrainienne sera active jusque dans le milieu des années 50, mais progressivement anéantie par les Soviétiques. En 1954, les derniers maquis et activistes nationalistes ukrainiens furent éliminés. Les rares survivants qui n’avaient pas émigrés furent poursuivis sans relâche, le dernier fut jugé en Union soviétique en 1958.
    Quant à Bandera, il s’installa à Munich sous la protection des alliés, alors que les Soviétiques cherchaient à l’éliminer. Plusieurs tentatives furent déjouées en 1947, 1948 et 1952. Il fut finalement assassiné dans sa maison, le 15 octobre 1959, par un agent du KGB, Bogdan Stachinsky armé d’un pistolet-seringue au cyanure. Ses obsèques donnèrent lieu à un grand rassemblement de personnalités anticommunistes des pays de l’Europe de l’Est, de l’Europe Centrale et de nations dans le giron de l’Union soviétique. Après sa mort, il est devenu, un symbole immortel pour les nationalistes ukrainiens ultras ou néonazis des mouvements nés après l’écroulement de l’Union soviétique en 1991. Les partis d’extrême droite nationaliste comme Svoboda ou franchement néonazi comme Pravy Sektor ont réécrit l’histoire de Bandera en le présentant comme un simple leader indépendantiste lavé de sa collaboration avec Hitler ou des massacres de Juifs.
    Le mouvement Euromaïdan a été l’occasion de pousser un peu plus loin cette logique en affichant les portraits de Bandera et Choukhevytch dans toutes les manifestations avec les drapeaux noirs et rouges de l’UPA et les symboles nationalistes ou nazis utilisés dans le passé (trident ukrainien, wolfsangel nazi). Le président Viktor Iouchtchenko lui décerna à titre posthume la plus haute distinction de l’Ukraine, le titre de Héros de l’Ukraine. Cet acte, décerné le 17 février 2010 fut l’objet d’un scandale international sévèrement jugé par de nombreuses personnalités politiques en Russie, en Pologne, en Israël, au Centre Simon Wiesenthal qui déposa une protestation à l’ambassade d’Ukraine aux Etats-Unis. Seuls les mouvements ultras nationalistes « bandéristes » applaudirent en Ukraine et furent rendus furieux lorsque le Tribunal de l’Oblast de Donetsk déclara illégal ce décret du président ukrainien le 2 avril 2010. Cette opposition entraîna de la part du Président Iouchtchenko une procédure en appel qui confirma la déchéance du titre d’Héros de l’Ukraine pour Stepan Bandera le 23 juin 2010 et qui fut confirmée par la Cour suprême d’Ukraine le 2 août 2011. Ceci n’a pas empêché les nationalistes ultra et néofascistes ukrainiens de construire une multitude de monuments commémoratifs en l’honneur de Bandéra, notamment dans sa ville natale depuis 1991 (monument détruit par des opposants puis restauré en 1992), dans de nombreux autres villages et villes, à Strary-Ougrinov en 1990, à Kolomye en 1991, à Stry et Kozovka en 1992, à Borislav en 1997, à Drogobitch en 2001, à Doublianakh en 2002, à Verbov en 2003, à Zalechikakh en 2006, à Lvov, Ouzin, Boutchatch et Nikitintsy en 2007, à Gorodenk, Starom-Sambor et Grabovka en 2008, à Stredni-Berezov, Stroussov et Terbovlia en 2009, à Trouskavets et Kremenets en 2010, à Sambor en 2011, sans compter plusieurs rues à Koloma, à Ivano-Frankovsk, Lvov et Ternopil.
    En 2008 en Ukraine, dans une émission de télé participative sur les grands hommes de l’Ukraine, Stepan Bandera avait pris la troisième place du classement avec 16,12 % des voix. Devenu une icône du patriotisme nationaliste ultra de l’Ukraine, il est encore monté en popularité à partir de l’Euromaïdan et de la Révolution brune de l’hiver 2013-2014. C’est avec son portrait et en criant son nom que les enrôlés des bataillons néofascistes Azov, Aydar, Dniepr-1 et 2, Marioupol, Donbass et bien d’autres sont montés à l’assaut du Donbass entre le printemps et l’hiver 2014. Depuis cette date, Stepan Bandera, après des chefs d’Etats comme Mussolini, Franco ou Adolf Hitler est devenu un symbole européen du fascisme en Europe, paradoxalement caché par les médias occidentaux. Toutefois les partisans de Stepan Bandera ont été le fer de lance de l’Euromaïdan et de l’armée ukrainienne de mercenaires dans le Donbass aux cris de « Gloire à l’Ukraine, mort aux ennemis, mort aux Moskals (Russes), mort aux youpins ! ».












    La famille de Bandera fut particulièrement marquée par cette lutte à mort contre la Pologne, l’URSS, l’Allemagne et les Juifs. Son père Andreï (1882-1941), révolutionnaire en soutane ; car il était aumônier ; fut fusillé par le NKVD et réhabilité en Ukraine en 1992. Ses frères Alexandre (1911-1942) et Vassili (1915-1942) membres de l’OUN furent arrêtés par la Gestapo en 1941, déportés à Auschwitz et assassinés dans le camp par des nationalistes Polonais. Son frère Bogdan (1921-1943 ou 1944) également membre de l’OUN a opéré avec des supplétifs nationalistes dans les environs des villes de Vinnitsa, d’Odessa, de Kherson et de Dnipropetrovsk où il participa à de nombreux massacres contre les Juifs et les Soviétiques. Il fut tué dans des circonstances inconnues en Ukraine avant la fin de la guerre. Ses quatre sœurs auront plus de chance, Martha (1907-1982) membre de l’OUN, fut déportée en Sibérie puis libérée en 1960 sans pouvoir revenir en Ukraine. Ses restes ont été ramenés dans son pays en 1990. Vladimira (1913-2001) mariée à un prêtre fut déportée en 1946 et emprisonnée dans un goulag jusqu’en 1956. Elle put revenir en Ukraine où elle s’installa en 1995 à Stry dans la région de Lvov. Oksana (1917-2008) fut déportée en Sibérie avec sa sœur Martha et libérée en 1960. Elle put revenir en Ukraine et s’installer à Lvov en 1989, puis à Stry en 1995 où elle fut faîte citoyenne d’honneur et décorée en janvier 2005 de l’Ordre de la Princesse Olga de IIIe classe. Sa femme, Jéna (1907-1977) fut membre de l’OUN en 1936, également fille d’un prêtre et aumônier qui fut tué contre les Polonais. Elle fut emprisonnée par les Polonais en 1939, épousa Bandéra en 1940 et après la mort de son mari émigra aux Etats-Unis et mourut à Toronto.




















    Le nom de Bandera est marqué au fer rouge, celui du nazisme et du nationalisme ukrainien. Depuis le printemps 2014, il est synonyme de terreur dans l’Est de l’Ukraine. Son nom a précédé comme en 1941, les massacres, les tortures, les enlèvements, les pillages et les viols dans une hystérie collective… effacé toutefois dans les médias à l’Ouest mais omniprésent pourtant en Ukraine.
    Laurent Brayard pour Novorossia Vision 

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