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Univers parallèle.
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Supernova
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MessagePosté le: 20/07/2014 03:07:24
Les physiciens ont aujourd'hui plusieurs raisons de croire en l'existence d'univers parallèles.
 Il ne s'agit plus de science-fiction mais de théories physiques concrètes qui font officiellement l'objet d'expérimentations au LHC
 (Large Hadron Collisionneur de Genève).
 
Ce genre de recherche a pour objectif la compréhension des grands mystères résiduels de la physique et de la cosmologie :
dimensions supplémentaires imposées par des théories telles que la théorie des cordes, et formes inconnues de matière
et d'énergie imposées par l'expérience: pour que la physique soit en accord avec les observations,
il faudrait admettre que l'univers soit composé de 96% de formes de matière et d'énergie invisibles et non identifiées,
dont un quart serait imputable à la matière noire.

  




  


Les deux raisons principales qui rendent crédible la possibilité d'univers parallèles sont les suivantes :

Le principe anthropique : les constantes fondamentales de la physique semblent réglées avec une précision incroyablement fine pour que nous existions.
Il n'en a pas fallu plus pour que les physiciens qui refusent toute finalité imaginent que tous les autres univers possibles avec d'autres réglages des constantes existent également.

Les dimensions supplémentaires :
-elles émergent des modèles et certaines peuvent être considérées comme des conséquences de l'indéterminisme quantique :
-à constantes fixes il subsiste une infinité de variantes d'évolution d'un même univers que les physiciens déterministes préfèrent séparer en autant d'univers distincts.

On remarque ainsi que les théories d'univers parallèles ont une origine essentiellement matérialiste :
-elles sont proposées pour éviter de faire sortir la physique du cadre déterministe dans lequel elle est née.

Dans le premier cas il s'agit de résoudre la difficulté qui provient du fait qu'il semble impossible que la vie et notre espèce humaine soient apparues par hasard.
Dans le second cas il s'agit de rétablir une évolution déterministe dans le cadre indéterministe (pour ne pas dire libre) qui est imposé par les nouveaux modèles.

Par exemple, à constantes fixes de la physique la théorie des cordes introduit un nombre considérable de degrés de liberté qui rendent possibles une quantité extravagante d'évolutions possibles d'un seul univers: il importait donc de bien séparer ces différentes évolutions.
Rajoutez à cela la question de savoir où se trouvent ces univers :

Sont ils superposés au notre, comme c'est le cas des particules en mécanique quantique où différentes superpositions d'états ou d'évolution peuvent coexister simultanément dans le même espace ?
Ou sont-ils déployés derrière les confins de notre univers, ce qui amène à l'idée des bulles d'univers  où tout ce qui est possible arrive quelque part dans un univers bulle ?

A partir de ces différentes variantes on peut alors concevoir quatre types d'univers parallèles.
 Dans les types 1 et 2 les univers sont séparés alors qu'ils coexistent dans le même espace dans les types 3 et 4.
Dans les types 1 et 3 on conserve les mêmes constantes fondamentales de la physique, alors qu'on les fait varier dans les types 2 et 4, ce qui donne :

Les univers de niveau 1 seraient dans une extension de notre univers.
Ils sont basés sur l’idée que notre univers est de taille infinie, et peut donc contenir infiniment d’univers comme le nôtre, c'est-à-dire infinis.
D’après les probabilités, si dans cet espace infini, il existe infiniment d’univers comme le nôtre, on peut donc envisager l’existence d’un autre système solaire, et d’un autre nous-même, avec quelques modifications dans notre vie, voire même avec dans chaque univers, une réplique de nous-même avec à chaque fois un détail différent.
Seulement, ces univers sont tellement lointains qu’on ne peut pas les atteindre pour voir à quoi ils ressemblent.
On ne peut pas non plus les voir car leur lumière ne nous est pas encore parvenue.
Si les univers de niveau 1 existent, on trouve toutes les autres possibilités de nos vies.

D’après les observations, notre univers paraît plat.
Donc soit il l’est, soit il est un tout petit peu courbé mais le fait que nous soyons petits à son échelle ne nous permet pas de voir cette courbure.
Il existe une technique parmi d’autres pour mesurer la courbure de l’univers :
-on mesure la somme des angles d’un triangle fictif géant que l’on tracerait dans l’espace.
Une somme des angles supérieure à 180° révèlerait une courbure de l’univers, comme si on traçait un triangle sur un ballon.
Or les mesures montrent une somme de 180°, et poussent donc à la conclusion d’un univers plat.

En bref ,les univers parallèles de type 1 seraient des bulles d'univers où nous aurions des myriades de doubles infiniment éloignés qui font des choix différents !


Les univers de niveau 2 présentent un scénario différent.
Chaque univers serait contenu dans une bulle flottant dans l’espace.
Les bulles peuvent se créer à partir d’autres univers, se séparer ou se recombiner.
Les univers de niveaux 1 et 2 évoluent dans le même espace.
Comprendre les univers parallèles nous permettrait de savoir d’où vient notre univers.

Suite à la volonté d’unifier toutes les théories pour arriver à une théorie unique rassemblant le monde microscopique comme celui de l’espace, des chercheurs ont mis au point la théorie des cordes, qui est devenue la théorie des membranes.
Cette théorie impliquerait l’existence d’univers parallèles.
Or pour comprendre cette théorie, il faudrait voir le monde en 11 dimensions.
Notre univers tridimensionnel serait flottant dans une membrane qui flotte elle-même dans une structure plus grande.
Mais où sont ces membranes sur lesquelles nous sommes « collés » ? On ne peut pas les voir car nous sommes enfermés dans notre espace à 3 dimensions.
Dans cette théorie, le contact entre deux membranes aurait créé une nouvelle bulle avec notre univers à l’intérieur.
Le Big Bang aurait été produit par le contact des deux membranes. On peut alors envisager que le phénomène se produise de nombreuses fois, créant infiniment d’univers parallèles.
La théorie des membranes confirmerait donc l’existence des univers de niveau 2.

Plus simplement, les univers parallèles de type 2 seraient des bulles d'univers où la nature testerait toute forme d'existence possible en faisant varier les constantes de la physique.


Le concept des univers de niveau 3 est sans doute le plus étrange :
alors que les univers parallèles de niveaux 1 et 2 existent dans un espace-temps différent du nôtre, les univers de niveau 3 existeraient dans notre espace-temps.
Nous n’en avons cependant pas conscience car ils évoluent dans une autre dimension.
Ce principe étrange a été inspiré de la physique quantique : on a montré qu’un même électron pouvait, au même instant, être en deux endroits différents.
Dans cette théorie des univers de niveau 3, à chaque pensée qui nous fait faire un choix, nous partirions dans plusieurs univers parallèles différents avec dans chaque univers l’une des possibilités de notre choix.
Cela veut dire par exemple que l’on pourrait être vivant dans l’un des univers et mort dans un autre.
Une petite variation quantique de la pensée peut tout transformer.
Toutes les combinaisons de tous les univers seraient possibles.
Tous ces univers évolueraient donc au même endroit en même temps : là où nous sommes et à ce moment ; mais on ne peut pas se voir ni se sentir car nous ne serions pas dans la même dimension.

En clair : les univers parallèles de type 3 seraient des variantes superposées de toutes les autres vies que nous pourrions avoir depuis notre naissance, qui existeraient réellement au point que nous pourrions envisager des sauts quantiques de l'un à l'autre !


Finalement, les univers de niveau 4 résulteraient de la collision des membranes.
Les lois mathématiques et physiques seraient différentes dans ces univers.
L’espace les constituant serait composé de gaz et de particules : pas de galaxies, pas d’étoiles, et bien évidemment pas de vie.

Cependant, pour pouvoir assurer l’existence de tous ces univers, il faut trouver des preuves.
Une expérience qui pourrait prouver l’existence de dimensions cachées consiste à faire entrer en collision un proton et un antiproton.
L’idée et de fabriquer une autre particule, qui disparaîtrait dans une autre dimension.
Mais il peut nécessiter des milliards de collisions pour arriver au résultat souhaité.

Rapidement : les univers parallèles de type 4 seraient des variantes superposées de tout ce que la nature pourrait engendrer en faisant varier les constantes de la physique, or ceci dépasse l'imagination.
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MessagePosté le: 20/07/2014 03:07:24
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ase
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MessagePosté le: 20/07/2014 06:01:00
Très bon article bravo supernova Cool
J'ai apprécié.

Juste un truc : il me semble que l'on a démontré récemment qu'en réalité il n'y avait pas d’indéterminisme, ou du moins dans le sens que l’indéterminisme suit un ordre sous-jacent déterminé.
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Nous vivons à une époque où il est possible de démontrer que la mort n'existe pas. Une croyance ? Non juste un fait scientifique.
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glevesque
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MessagePosté le: 20/07/2014 14:22:12
Salut

Il resterait a trouver le contenant des contenants des univers bulles !

Un Seul Univers ou Plusieurs ?

Le contenant du réel des réels restera toujours le seul contenant ou Univers du Réel ! Ici, les bulles représenteraient tout simplement les sous-univers-îles. (un Univers-île serait par exemple la portion de l'Univers qui nous est visible actuellement à 13,7 milliard d'années lumière)

La théorie d'Evrett n'est que le résulta du brouillard statistique encapsulant le mécanisme de superposition !

Il est difficile de concevoir une trame quelconque pour décrie les limites d'Univers dans l'espace ou le temps ! Le temps n'existe pas comme substance d'Univers (ni l'espace), mais le temps décrit comme effets les courbes de masse d'énergies (référentiel solaire, planétaire, galactique, apport d'énergie accélérante et autre) qui relit les processus interactionnelle de la matière au dimension de durée.

Les multivers, ou trame différentiel dimensionnelle d'un même Univers englobant, serait donc décrit par des niveaux d'énergie différents sous forme de trames ou de game. Comme pour la matière baryoniques et non baryoniques ! La théorie des membranes de la théorie des cordes me semble plus approprié pour le décrire ! Ici, chaque trame ou game de fréquences décriraient des modes de vibration de fréquences différentes des cordes, mais le tout étant découpler en mode vibratoire et s'interpénétrant l'un dans l'autre et pouvant parfois interagir entres eux ! (game éthérique)

Gilles
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Supernova
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MessagePosté le: 20/07/2014 21:05:06
ase a écrit:
Très bon article bravo supernova Cool
J'ai apprécié.

Juste un truc : il me semble que l'on a démontré récemment qu'en réalité il n'y avait pas d’indéterminisme, ou du moins dans le sens que l’indéterminisme suit un ordre sous-jacent déterminé.
Merci !
Content d'avoir susciter ton attention ainsi que celle de glevesque qui à également apporté un réponse pertinente.

L'indéterminisme a effectivement été démontré.
Voici un article de Futura-Science qui en parle :



On s'aperçoit que Planck fait intervenir l'hypothèse, très laplacienne, que la connaissance de toutes les causes permettrait la prédiction de tous les phénomènes, reléguant aussi les incertitudes d'Heisenberg au rang d'incertitudes provisoires dues à des variables encore inconnues de l'esprit humain.
Or, pour Bohr, un démon ne pourrait pas savoir, par exemple, la localisation exacte de la particule dans l'expérience de la boîte de de Broglie, car l'indétermination quantique ne provient pas de l'incomplétude de la théorie mais elle en est un des principes fondateurs.



Cependant, si la physique quantique est d'essence indéterministe, elle ne l'est pas totalement. En effet, on pourrait dire qu'elle use d'un déterminisme tempéré. Et ceci de deux façons.




La première se rapporte à la loi des grands nombres.
Celle-ci induit un "déterminisme statistique" qui se manifeste dans pratiquement toutes les occasions car ce n'est pas à un électron que l'on a affaire mais à des milliards.

Cela permet de noyer l'incertitude unitaire dans la probabilité de l'ensemble.


La seconde a son origine dans le fait que les lois quantiques ne sont pas toutes indéterministes.

En effet, l'équation de Schrödinger, qui est une des formules de base de la mécanique quantique, est parfaitement déterministe.

Elle permet de définir avec exactitude les énergies internes des systèmes étudiés ; cela signifie que c'est cette énergie qui est déterminée et non pas l'instant ou le lieu du système.

Ainsi, elle représente la possibilité d'amener un vecteur d'état représentatif à prendre la forme : aA + bB.
Dans ce cas, l'axiome en question fournit les probabilités de trouver la particule soit dans le canal A soit dans le canal B.

Naturellement, dans le cas où l'expérience est faite non, plus sur une particule mais sur un faisceau en contenant plusieurs millions, la loi des grands nombres vient restaurer une forme de déterminisme.



Dans chaque canal on observera, à de petites fluctuations près, un nombre de particules à la probabilité prédite par la théorie ; ici, elle est égale à la moitié dans le canal A et à l'autre moitié dans le canal B.

C'est ce que l'on nomme le déterminisme statistique.

Cependant, selon l'interprétation de Copenhague, on ne peut aller plus loin dans le déterminisme.



Pour elle, les probabilités en question sont intrinsèques, ce qui signifie que même un démon qui, par hypothèse, connaîtrait absolument tout de l'état initial d'une particule donnée et de l'instrument, ne pourrait ni prédire dans quel canal la particule sera trouvée, ni donner les raisons qui font qu'on la trouve dans l'un plutôt que dans l'autre de ces deux canaux.
Ainsi, la physique quantique récuse le principe leibnizien de raison suffisante.


En effet, selon Leibniz, une connaissance entière des causes suffirait à donner les raisons pour lesquelles un événement se produit, reniant ainsi l'idée de hasard.

Or, pour l'école de Copenhague, la physique quantique apporte la preuve que ce déterminisme strict n'est pas viable.
Cependant, cette preuve n'est pas partagée par tous, ce qui se traduit par des théories ayant pour but de sauver le déterminisme classique.



Il en va ainsi pour la théorie de l'onde-pilote propre à de Broglie.

Elle affirme que la particule et l'onde existent l'une et l'autre simultanément et que la première est pilotée par la seconde.

La théorie peut être rendue quantitative et, dans les situations simples, les prévisions essentielles de la mécanique quantique sont retrouvées.

Toutefois, elle ne se maintient dans les cas plus complexes qu'à force de modifications la rendant suspecte d'artifices aux yeux des physiciens.



L'important ici, c'est que l'indéterminisme que suppose la physique quantique puise sa légitimité dans l'échec des nouvelles théories déterministes car prouver l'indéterminisme ne peut se faire qu'en le déterminant, c'est à dire le limiter à des caractéristiques précises.
C'est pourquoi Niels Bohr, et avec lui l'école de Copenhague, affirme qu'on ne peut rien dire de plus que la réalité quantique est indéterminée.
Dès lors pour essayer de justifier l'indéterminisme, il faut démontrer l'inadéquation entre la pensée déterministe et le Réel.



C'est ainsi que Bernard d'Espagnat montre dans ses divers ouvrages que la probabilité quantique, ou déterminisme statistique, diverge de la probabilité classique.

En effet, les énoncés issus de la probabilité quantique n'ont pas pour but de nous exposer les propriétés de l'objet étudié mais celui d'affirmer que si l'on fait sur cet objet la mesure correspondant à la propriété étudiée, on obtient le résultat "oui".
La probabilité quantique regroupe l'objet, l'entreprise de mesure et le "on" qui désigne la collectivité des scientifiques.
Elle dépend donc de trois variables alors que la probabilité classique ne comprenait que celle de l'objet.

Rétablir le déterminisme suppose que l'on puisse fixer avec certitude et en même temps ces trois variables.


Or, comme l'expose les incertitudes d'Heisenberg, on ne peut pas différencier l'objet étudié du dispositif de mesure.

De même, on peut intégrer à cette interdépendance celle de l'observateur qui, par ses choix, oriente l'expérience.

Dès lors, ce que l'on appelle déterminisme statistique c'est l'équation qui conjugue ces trois variables pour établir un résultat.

Prétendre que celui-ci est le reflet du Réel qui se présente à travers l'objet, c'est oublier le rôle des deux autres variables que sont l'instrument de mesure et l'observateur.

Il en résulte nécessairement que ce résultat est le reflet d'une réalité expérimentale qui a pour but de mesurer le Réel. C'est donc une approche et non l'observation d'une qualité pure de la réalité.


De plus, il ne faut pas limiter ce déterminisme statistique à la seule conjugaison de trois variables car cela signifie que chacune dispose d'une réalité permanente et indépendante. Or, selon l'interprétation de Copenhague, un objet atomique ou subatomique ne jouit pas d'une authentique permanence.
Il n'apparaît qu'ici ou là lors d'une mesure, c'est à dire lorsqu'il est détecté par un appareil de dimension macroscopique conçu pour effectuer cette détection.

Mais il n'est pas possible, même par la pensée, de lui attribuer une trajectoire, ce qui signifie de l'imaginer occupant à chaque instant un lieu précis, même quand il n'est pas observé.
A cela vient s'ajouter le fait que la physique quantique nie le principe de conservation de la matière.



En effet, il n'existe aucune sorte de particules dont le nombre reste constant quelles que soient les circonstances.

Bernard d'Espagnat précise dans Regards sur la Matière (chapitre 2, 2ème partie), que "toute particule, quel que soit son type -électron, nucléon ou autre - peut éventuellement être créée, en concomitance s'il y a lieu avec son antiparticule, lors d'un choc entre deux, objets subsistants, et aux dépens de la seule énergie de mouvement de ces deux objets.

Et, inversement, une particule et une antiparticule du même type peuvent s'annihiler réciproquement et leur masse totalement ou partiellement se transformer en pure énergie de rayonnement ou en mouvement d'autres objets.



Le principe de conservation de la matière plaçait le physicien face à un tout limité par des lois qui suggéraient une permanence toujours accessible.
"La probabilité classique résultait donc d'une ignorance, c'est à dire, schématiquement, que la cause d'un phénomène était soit la raison A soit la raison B, c'est à dire une raison quelconque à déterminer mais qui existait car on avait affaire à un tout limité par des lois comme celles de la causalité.
La probabilité quantique expose le choix entre la cause A, la cause B ou pas de cause du tout car le Réel n'est plus conçu comme un tout accessible mais comme un concept qui, s'il existe, nous échappe et nous échappera toujours (ceci si l'on demeure dans le cas de l'interprétation de Copenhague).
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glevesque
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MessagePosté le: 20/07/2014 22:30:58
Salut

Citation:
Il en résulte nécessairement que ce résultat est le reflet d'une réalité expérimentale qui a pour but de mesurer le Réel. C'est donc une approche et non l'observation d'une qualité pure de la réalité.
Effectivement, il y a une énorme différence entre les objets du réel, face à une approche mathématique qui ne cherche qu'à ne représenter qu'un petit morceau d'un événement ! Le réel est englobant, ou tous les objets situé à proximité peuvent avoir des impactes et influencer le différentiel événementiel d'un phénomène. Dans un labo ou dans une approche expérimentale ce n'est pas le cas, d'ou le postulat des statistique indéterminisme que l'on superpose aux phénomènes quantique et aux comportement ondulatoire !

Nous avons aucune idée de la véritable nature de ce que nous étudions, si ce n'est que le fait expérimentales de prendre certaines mesures et de les encapsuler dans des formalismes mathématique dans le but d'en faire sortir des modèles pouvant représenter la chose en question. Un objet d'encadrement virtuelle qui cherche a se superposé au réel !

Il ne faut pas oublier que le tout viens des mécanismes interactionnel, car en-dehors, et bien champs inconito !!!

Gilles
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MessagePosté le: 22/07/2014 02:27:21
glevesque a écrit:
Salut

Citation:


Il en résulte nécessairement que ce résultat est le reflet d'une réalité expérimentale qui a pour but de mesurer le Réel. C'est donc une approche et non l'observation d'une qualité pure de la réalité.

Effectivement, il y a une énorme différence entre les objets du réel, face à une approche mathématique qui ne cherche qu'à ne représenter qu'un petit morceau d'un événement ! Le réel est englobant, ou tous les objets situé à proximité peuvent avoir des impactes et influencer le différentiel événementiel d'un phénomène. Dans un labo ou dans une approche expérimentale ce n'est pas le cas, d'ou le postulat des statistique indéterminisme que l'on superpose aux phénomènes quantique et aux comportement ondulatoire !

Nous avons aucune idée de la véritable nature de ce que nous étudions, si ce n'est que le fait expérimentales de prendre certaines mesures et de les encapsuler dans des formalismes mathématique dans le but d'en faire sortir des modèles pouvant représenter la chose en question. Un objet d'encadrement virtuelle qui cherche a se superposé au réel !

Il ne faut pas oublier que le tout viens des mécanismes interactionnel, car en-dehors, et bien champs inconito !!!

Gilles


Salut glevesque.

J'aime bien tes remarques pertinentes ainsi que celles de ase et Madarion-2, j'aimerais donc avoir (de toi, de ase, ou quelqu'un d'autre peu importe) ta/vos définition(s) de l'indéterminisme.
Je vois +/- ce que ça veut dire mais pas vraiment.
Pourriez-vous me donner une définition concrète de l'indéterminisme et quel rôle joue-t-il ?


Je vous remercies d'avance.
 
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glevesque
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MessagePosté le: 22/07/2014 05:51:00
Salut

J'ai traité de ce point ici :
https://sites.google.com/site/evolutionspirite/rgmq

Gilles
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MessagePosté le: 22/07/2014 13:53:59
Merci beaucoup.
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ase
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MessagePosté le: 13/08/2014 00:40:31
Citation:
J'aime bien tes remarques pertinentes ainsi que celles de ase et Madarion-2, j'aimerais donc avoir (de toi, de ase, ou quelqu'un d'autre peu importe) ta/vos définition(s) de l'indéterminisme. Je vois +/- ce que ça veut dire mais pas vraiment.


Te répondre m'est difficile car ce que ce sujet soulève est trop vaste et en faire la réduction serait t'empêcher de bien comprendre les ouvertures que permet un tel sujet.

Pour en rester au seul champ de la physique et du sujet posé, il y a à la base deux raisons principales à une conception indéterministe de la physique quantique :
- l'interprétation probabiliste de la fonction d'onde (Max Born, 1926)
- les relations d'incertitude (Heisenberg, 1927)
Dans l'ensemble, ces deux concepts descriptifs expriment l'indéterminisme quantique, qui lui-même laisse la porte ouverte à la possibilité d'une théorie plus unifiée, et dans laquelle il existerait des processus sous-jacents déterministes qui rendrait caduque l'interprétation ontologique de l'indéterminisme quantique. L'indéterminisme ne serait donc que le résultat de l'imperfection de nos instruments de mesure, autrement dit une indétermination expérimentale, ou une grille de lecture selon un paradigme donné.

Dans l'esprit de la pensée de Born, la fonction d'onde permet de calculer une probabilité, celle de détecter une particule en un point de l'espace. Il conçoit cette probabilité comme l'expression d'une ignorance (sur la position et la trajectoire des particules) qui plus est, est irréductible.
D'autres approches sont plus nuancées, parmi ceux-là papi Einstein et les partisans des "variables cachées" qui ont oeuvrés dans la perspective d'une possible réduction. Dans l'esprit de la pensée de Heisenberg, ses relations inscrites dans le formalisme quantique d'un espace hilbertien abstrait sont représentatifs d'une imprécision de mesure, une sorte de limite irréductible de précision expérimentale.
La conception indéterministe de la réalité, on le sait aujourd'hui, doit être plus nuancée. Ce n'est pas parce que l'on utilise des relations probabilistes entre des entités mesurées expérimentalement que cela écarte le fait que ces entités soit régis par des lois déterministes.



Citation:
L'indéterminisme a effectivement été démontré.
Voici un article de Futura-Science qui en parle :


Des redites classiques : sans innovation.
Je t'invite plutôt à lire des penseurs/chercheurs plus nuancées, plus crédibles, qui ont une approche épistémologique et philosophique et qui comprennent le sens des mots qu'ils emploient.
Tu verras que dans ce grand débat déterminisme/indéterminisme, les choses ne sont pas si roses que ce que ton site expose.
Pour ne t'en citer que quelques uns, essaye de lire ce qu'expose un Michel Bitbol, un Roger Penrose ou un Miguel Espinoza.
Bises
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Supernova
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MessagePosté le: 13/08/2014 15:25:56
ase a écrit:
Te répondre m'est difficile car ce que ce sujet soulève est trop vaste et en faire la réduction serait t'empêcher de bien comprendre les ouvertures que permet un tel sujet.

Pour en rester au seul champ de la physique et du sujet posé, il y a à la base deux raisons principales à une conception indéterministe de la physique quantique :
- l'interprétation probabiliste de la fonction d'onde (Max Born, 1926)
- les relations d'incertitude (Heisenberg, 1927)
Dans l'ensemble, ces deux concepts descriptifs expriment l'indéterminisme quantique, qui lui-même laisse la porte ouverte à la possibilité d'une théorie plus unifiée, et dans laquelle il existerait des processus sous-jacents déterministes qui rendrait caduque l'interprétation ontologique de l'indéterminisme quantique. L'indéterminisme ne serait donc que le résultat de l'imperfection de nos instruments de mesure, autrement dit une indétermination expérimentale, ou une grille de lecture selon un paradigme donné.

Dans l'esprit de la pensée de Born, la fonction d'onde permet de calculer une probabilité, celle de détecter une particule en un point de l'espace. Il conçoit cette probabilité comme l'expression d'une ignorance (sur la position et la trajectoire des particules) qui plus est, est irréductible.
D'autres approches sont plus nuancées, parmi ceux-là papi Einstein et les partisans des "variables cachées" qui ont oeuvrés dans la perspective d'une possible réduction. Dans l'esprit de la pensée de Heisenberg, ses relations inscrites dans le formalisme quantique d'un espace hilbertien abstrait sont représentatifs d'une imprécision de mesure, une sorte de limite irréductible de précision expérimentale.
La conception indéterministe de la réalité, on le sait aujourd'hui, doit être plus nuancée. Ce n'est pas parce que l'on utilise des relations probabilistes entre des entités mesurées expérimentalement que cela écarte le fait que ces entités soit régis par des lois déterministes.


Merci bien, c'est très apprécié.


ase a écrit:
Des redites classiques : sans innovation.
Je t'invite plutôt à lire des penseurs/chercheurs plus nuancées, plus crédibles, qui ont une approche épistémologique et philosophique et qui comprennent le sens des mots qu'ils emploient.
Tu verras que dans ce grand débat déterminisme/indéterminisme, les choses ne sont pas si roses que ce que ton site expose.
Pour ne t'en citer que quelques uns, essaye de lire ce qu'expose un Michel Bitbol, un Roger Penrose ou un Miguel Espinoza.
Bises


Merci !
Je vais aller voir/lire tout ça.

Bonne journée.
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MessagePosté le: 27/09/2014 13:04:50
Voici un passionnant article que j'ai eu l'occasion de lire : http://space.mit.edu/home/tegmark/multiverse.pdf
Il date d'il y a 10 ans mais il reste, malgré tout, très intéressant.
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MessagePosté le: 27/09/2014 13:23:17
Les Univers-Parallèles et les multitudes de mondes possibles :

Citation:
Êtes-vous unique ? Dans notre perception du monde, la réponse est simple : vous êtes différent que toute autre personne sur cette planète.
Cependant, la réponse pourrait être plus compliquée.
Il pourrait y avoir une autre « vous » avec les mêmes cheveux, yeux, nez et oreilles dans une autre réalité alternative.
Cette personne, cependant, peut également avoir une personnalité complètement différente formé par des résultats variables pour les mêmes expériences.
En fait, ces résultats peuvent être si distinct que vous pourriez même ne pas être en vie dans un autre monde.
Ce concept de réalités multiples, ou des univers parallèles, remet en question ce que nous savons sur le monde et nous-mêmes.


Voir la suite ici.
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MessagePosté le: 28/09/2014 07:28:53
Cette description théorique Dun autre moi dans un autre univers parallèle ou tous les possibles se réalisent donne la chair de poule quand même.
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Nous vivons à une époque où il est possible de démontrer que la mort n'existe pas. Une croyance ? Non juste un fait scientifique.
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MessagePosté le: 26/10/2014 15:42:50
Un nouveau modèle théorique d'Univers-parallèle : de probables collisions cosmiques ?



Les Univers-parallèles ; là ou l'astéroïde qui est à l'origine de l'extinction des dinosaures n'a jamais existé, où l'Australie a été colonisée par les Portugais, etc.
Les Univers-parallèle ont toujours suscité un franc succès auprès Science-Fiction, mais est-ce possible dans la réalité ?

Dans un article publié cette semaine dans Physical Review X, nous (Dr Michael Hall de l'Université Griffith et moi, le Dr Dirk-André Deckert de l'Université de Californie) proposons non seulement que les univers parallèles sont réels, mais qu'ils ne sont pas tout à fait parallèle : ils peuvent « s'entrechoquer ».
Dans notre théorie, l'interaction entre les mondes voisins est la source de toutes les fonctionnalités bizarres de la mécanique quantique qui sont révélées par l'expérience.


De nombreuses interprétations des Univers-parallèles :

L'existence de mondes parallèles en mécanique quantique est pas une idée nouvelle en soi - ils sont une fonctionnalité de l'une des principales interprétations de la mécanique quantique.
Aujourd'hui, la mécanique quantique est la théorie physique la plus largement applicable de tous les temps, vous vous demandez donc pourquoi cela demande une interprétation . Il existe deux raisons :

Tout d'abord, son formalisme est très éloigné de l'expérience quotidienne. Tout est basé sur une "fonction d'onde" qui est comme une vague, sauf qu'il ne vit pas dans un espace tridimensionnel ordinaire, mais dans un espace de dimension infinie.

Deuxièmement, les corrélations dîtes de Bell , qui peuvent être mesurée expérimentalement en utilisant des systèmes quantiques distants provenant d'une source commune, violent les lois habituelles de la cause et l'effet local.
Cela implique que le formalisme de la fonction d'onde ne peut pas être remplacé par quelque chose dans l'espace ordinaire.

Il existe plusieurs interprétations concurrentes de la mécanique quantique et chacun donne une tout autre représentation de la nature ultime de la réalité. Mais chaque représentation est profondément étrange d'une certaine façon, à cause de l'étrangeté de la mécanique quantique elle-même.






Lire la suite ici : http://phys.org/news/2014-10-parallel-worlds-collide-quantum-mechanics.html
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Azadkehr
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MessagePosté le: 26/10/2014 16:09:00
Les commentaires à l'article que tu cites sont vraiment vifs est intéressants donc à ne pas rater ![dommage que la traduction de l'anglais enlève un peu de leur piquant]
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Nous avons perdu cette capacité de voir l'invisible dans le visible .
Memento mori .
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MessagePosté le: 26/10/2014 16:52:35
Azadkehr a écrit:
Les commentaires à l'article que tu cites sont vraiment vifs est intéressants donc à ne pas rater ![dommage que la traduction de l'anglais enlève un peu de leur piquant]

En effet. Wink








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MessagePosté le: 28/10/2014 17:47:47
Citation:
Nous examinons si la théorie quantique peut être comprise comme la limite du continuum d'une théorie mécanique, dans laquelle il y a une énorme, mais finie, quantité de « mondes » classiques, et les effets quantiques sont dus uniquement à partir d'une interaction universelle entre ces mondes, sans référence à toute fonction d'onde.
Ici, un « monde » représente métaphoriquement un univers entier avec des propriétés bien définies, déterminées par la configuration classique de ses particules et des champs.

Dans notre approche, chaque monde évolue de manière déterministe et les probabilités surviennent en raison de l'ignorance à laquelle un observateur donné occupe un monde ; nous pensons que dans la limite d'une infinité de mondes, la fonction d'onde peut être récupéré (comme un objet secondaire) à partir du mouvement de ces mondes.
Nous introduisons un modèle simple d'une telle approche : « De nombreux mondes en interaction » et nous montrons qu'un monde peut reproduire certains phénomènes quantiques génériques (tels que le théorème d'Ehrenfest, paquet d'ondes de diffusion, tunnel de barrière et énergie du point zéro) comme une conséquence directe de mutuelle répulsion entre les mondes.

Enfin, nous effectuons des simulations numériques à l'aide de notre approche.
Nous démontrons, en premier lieu, qu'il peut être utilisé pour calculer les états fondamentaux quantique, et d'autre part, qu'il est capable de reproduire, au moins qualitativement, le phénomène d'interférence double fente.

http://arxiv.org/abs/1402.6144
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MessagePosté le: 01/11/2014 18:23:40
La théorie des multiples interactions entre Univers


L'université de Griffith remet en question les fondements de la science quantique avec une nouvelle théorie radicale fondée sur l'existence et les interactions entre Univers parallèles.

Dans un article publié dans la prestigieuse revue Physical Review X, le professeur Howard Wiseman et le Dr Michael Hall du Centre de Griffith pour la dynamique quantique ainsi que le Dr Dirk-André Deckert de l'Université de Californie, prennent l'interaction des mondes parallèles comme un sujet sérieux et hors de la science-fiction.

L'équipe propose que les univers parallèles existent réellement et avec lesquels ils interagissent.
Ainsi, plutôt qu'une l'évolution indépendante, les Univers voisins s'influencent par une force subtile de répulsion.
Ils montrent que cette interaction pourrait expliquer toute l'étrangeté de la mécanique quantique.

La théorie quantique nécessite d'expliquer comment fonctionne l'univers à l'échelle microscopique, et se doit de l'appliquer pour tout la matière.
Mais, donné la difficulté à comprendre, elle présente des phénomènes étranges qui semblent violer les lois de cause à effet.

Comme l'éminent physicien théoricien américain Richard Feynman l'a déjà fait remarquer :
Je pense que je peux dire en toute sécurité que personne ne comprend la mécanique quantique.

Cependant, l'approche de la théorie des multiplies interactions entre Univers développée à l'Université Griffith fournit une nouvelle et audacieuse perspective sur ce domaine déroutant.

L'idée d'Univers parallèles en mécanique quantique a été énoncé en 1957, explique le professeur Wiseman.

Dans la célèbre Théorie d'Everett, chaque Univers se ramifie en un tas de nouveaux Univers, à chaque fois qu'une mesure quantique est faite, toutes les possibilités sont donc réalisées.
Dans certains Univers l'astéroïde qui a tué les dinosaures a manqué la Terre, dans d'autres, l'Australie a été colonisée par les Portugais.

Les critiques remettent en question la réalité de ces autres Univers, car ils n'influencent pas notre univers du tout.
À cet égard, notre approche sur la théorie des multiplies interactions entre Univers est complètement différente.


Le professeur Wiseman et ses collègues proposent que :

    -L'Univers dans lequel nous vivons n'est juste qu'un, parmi de nombreux et gigantesque autres Univers.
    Certains sont presque identiques aux nôtres alors que la plupart sont très différents ;

    -Tous ces Univers sont tous réels, existant en permanence dans le temps, et possédant des propriétés bien définies ;

    -Tous les phénomènes quantiques proviennent d'une force universelle de répulsion entre les Univers de « proximité » (c'est à dire similaire) qui tend à les rendre plus dissemblables.


Dr Hall dit que la théorie des multiplies interactions entre Univers peut même créer la possibilité extraordinaire de tests pour prouver l'existence d'autres Univers.

La beauté de notre approche est que, si il y a un seul Univers, notre approche sur la théorie se réduit à la mécanique newtonienne, alors que si il y a un nombre gigantesque d'Univers il reproduit la mécanique quantique, dit-il.
Entre elle se prédit quelque chose de nouveau qui n'est la théorie de Newton, ni la théorie quantique.
Nous pensons également que, en fournissant une nouvelle image mentale des effets quantiques, cela sera utile ,dans la planification des expériences, pour tester et exploiter les phénomènes quantiques.




Lire la suite : http://phys.org/news/2014-10-interacting-worlds-theory-scientists-interacti…
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MessagePosté le: 01/11/2014 23:47:06
Des physiciens ont calculés le nombres d'Univers-parallèles



Dans une nouvelle étude, les physiciens de Stanford, Andrei Linde et Vitaly Vanchurin, ont calculé le nombre total d'Univers possibles, à venir avec une réponse de 10^10^16.
Si ce nombre paraît grand, les scientifiques expliquent qu'il aurait été encore plus gigantesque, sauf que nous, les observateurs, sommes limités dans notre capacité à distinguer plusieurs univers ; sinon, il pourrait y avoir jusqu'à 10^10^10^7 Univers.
Avant de trouver ces chiffres, Linde et Vanchurin ont regardés en arrière, peu de temps après le Big Bang, qu'ils considèrent comme un processus quantique qui a généré beaucoup de fluctuations quantiques.
Puis au cours de la période d'inflation, l'Univers a grandi rapidement et ces fluctuations quantiques se « gelèrent » en perturbations classiques dans des régions distinctes.
Aujourd'hui, chacune de ces régions pourrait être un univers différent, ayant ses propres lois de la physique des basses énergies.


En analysant le mécanisme (appelé déploiement d'inflation lente) qui a généré d'abord les fluctuations quantiques, les scientifiques ont pu estimer le nombre d'univers résultant à 10^10^10^7 (un nombre qui dépend du modèle qu'ils ont utilisé).


Cependant, ce nombre est limité par d'autres facteurs, en particulier par les limites du cerveau humain.
Comme le montant total de l'information qu'une personne peut absorber dans une vie est d'environ 10^16 bits, ce qui équivaut à 10^10^16 configurations, cela signifie que le cerveau humain ne pouvait pas distinguer plus de 10^10^16 Univers.
Exiger que le cerveau humain doit être capable de compter le nombre d'Univers parallèles peut sembler inapproprié, voire arrogant, mais Linde et Vanchurin expliquent que traiter avec le monde quantique est différent de notre vie quotidienne dans laquelle les effets quantiques peuvent être ignorés en toute sécurité.


Une partie cruciale de leur calcul, ici, est une enquête sur les effets quantiques sur des échelles super-galactique.
Dans ce genre de scénario, l'état du Multivers et les observations faites par un observateur sont corrélés (similaire à l'expérience du chat de Schrödinger, où le résultat peut être déterminé après qu'il soit enregistré par un observateur classique).
Lorsque nous analysons la probabilité d'existence d'un Univers d'un type donné, nous devrions parler d'un couple cohérent : l'Univers et un observateur qui rend le reste de l'Univers « vivant » et la fonction d'onde du reste de la l'Univers, dépendamment du temps
, écrivent les scientifiques.


Comme les physiciens l'expliquent, le calcul du nombre d'univers est une étape importante vers un but encore plus important : trouver la probabilité que nous vivons dans un Univers avec un ensemble particulier de propriétés.


Quelles sont les chances que nous vivions dans un monde où les lois de la physique sont ces lois que nous observons actuellement ?
Répondre à cette question nécessite de trouver des probabilités qui dépendent de connaître d'autres univers, parmi beaucoup d'autres défis.
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MessagePosté le: 02/11/2014 13:13:14
Merci pour cette dernière trouvaille.

Tu vérifieras quand tu le pourras mais il me semble qu'on a montré que la fameuse matière noire était constituée de neutrinos stériles, donc pas si "noire", "incompréhensible" ou "exotique" ^^

Autre chose, a-t-on réellement besoin de faire appel à l'hypothèse des univers multiples pour rendre compte des phénomènes quantiques ? Il me semble que non.

Cool
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MessagePosté le: 20/01/2017 00:25:42
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