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Honneur aux révoltés malgaches de 1947.

 
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lamais
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MessagePosté le: 29/03/2012 13:15:46
c’était un 29 mars, il y a 65 ans 
de : comité "Libérez-les !" (59-82) 
jeudi 29 mars 2012 - 13h41

 
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article126604  

 
 
 
Honneur aux révoltés malgaches de 1947. 
Il y a aujourd’hui 65 ans, le 29 mars 1947, l’insurrection est déclenchée à Madagascar. La France dit avoir mis cinq mois pour l’écraser, malgré la violence de la répression du corps expéditionnaire de 18 000 hommes envoyés, par le gouvernement de Paul Ramadier (où figurait Jules Moch), et y mettre fin officiellement, mais en fait elle pendra réellement fin. 7 décembre 1948, quanf M. De Chevigné, Haut-commissaire de France à Madagascar, déclare : « Le dernier foyer rebelle a été éteint » 
Le bilan est très lourd : l’île est ravagée et il y a eu bien plus que les 30.000 morts reconnus officiellement, sans compter les blessés, les personnes arrêtées, les torturés. Des historiens parlent de 80 à 100 000 morts. 
Déjà dans le dernier trimestre de 1946, des signes précurseurs de la grande révolte avaient été émis et ces premières révoltes furent durement réprimées. 
Ces étincelles et les répressions vont allumer un grand incendie dans la nuit du 29 au 30 mars 1947, quand toute la partie Est de l’île se soulève, contre la misère, et surtout contre les exactions des Européens et du pouvoir colonial. 
Le 31 mars, c’est un camp militaire français qui est attaqué par plusieurs centaines d’hommes seulement armés de sagaies et de coupecoupes. 
Les plus pauvres, les plus opprimés se mobilisent, n’ont plus peur de la répression, ils ne reviendront plus en arrière. La réaction coloniale est violente et terrible, elle débute le 4 avril, avec la proclamation de l’état de siège dans dix districts. 
C’est une guerre totale où sont engagés des troupes d’infanterie, de parachutistes et l’aviation qui attaquent les civils désarmés, c’est un carnage. Le 30 avril, un camp militaire, celui de Moramanga, est attaqué. Les révoltés libèrent cent cinquante prisonniers. Les Européens, survoltés, organisent une véritable milice de tueurs et le carnage commence. Les exactions et l’arrivée de renforts militaires n’y suffisent pas. 
Ce n’est qu’en juillet que la France coloniale commencera à prétendre qu’elle est désormais à l’offensive. Ramadier tombe le 19 novembre, il est remplacé par Robert Schumann qui nomme Jules Moch au poste de Ministre de l’intérieur le 24 novembre 1947, et il faudra toute l’année 1948 au colonialiste français pour en finir avec les rebelles. 
Tout au long des événements, les principales organisations malgaches comme françaises n’ont pas pris le parti des insurgés, même le Parti Communiste Français qui a commis là une grave erreur mais qui servira de leçon 7 ans plus tard lors du commencement officiel de la guerre de libération algérienne. 
Quant à François Mitterrand, il déclarait le 6 avril 1951, alors que des milliers de Malgaches pourrissaient dans les geôles de la France : « Je me déclare solidaire de celui de mes prédécesseurs sous l’autorité duquel se trouvait M de Chevigné quand il était haut-commissaire. Les statistiques manquent de précision mais il semble que le nombre de victimes n’ait pas dépassé 15.000. C’est beaucoup trop encore, mais à qui la faute si ce n’est aux instigateurs et aux chefs de la rébellion. » 
A Madagascar, l’attitude des organisations de gauche ne vaut pas mieux. Le 8 avril, ils envoient à Ramadier, président du Conseil, le télégramme suivant : « Les comités et groupes suivants, France combattante, Union rationaliste, CGT, Ligue des droits de l’homme, Groupes d’études communistes, Fédération socialiste, soucieux de traduire l’opinion de tous les Français et Malgaches unis dans un sincère désir de construire une véritable Union française, profondément indignés des troubles actuels, s’inclinent devant les victimes, condamnent toute la réaction factieuse, approuvent les mesures prises par l’autorité civile et lui font confiance pour rétablir l’ordre dans la légalité démocratique et poursuivre l’œuvre constructive vers une véritable union. » 
L’opposition démocratique malgache est accusée d’avoir organisé la révolte, accusation totalement infondée en ce qui concerne sa direction. Les dirigeants du M.D.R.M (Mouvement démocratique de rénovation malgache) n’étaient politiquement pas de taille pour vouloir une insurrection contre le colonialisme français. 
Mais autre que le Peuple des Insurgés, il fallait que le pouvoir trouve des coupables, ceux ayant manipulé les masses malgaches. Dès le lendemain de l’insurrection des 29-30 mars, ses dirigeants sont arrêtés et torturés. Le MDRM avait déclaré : « Les événements du 30 mars apparaissent comme le fait d’éléments ou de groupes isolés de la population ayant agi spontanément sous la pression des souffrances endurées et des persécutions subies. » 
M de Coppet, Haut-commissaire à Madagascar, déclare : « Le M.D.R.M est le responsable des troubles à Madagascar. La preuve de la préméditation des crimes est établie, c’est là un coup préparé minutieusement et de longue date. » Le 26 mars, le M.D.R.M collait une affiche appelant les populations au calme. 
Pourtant, le 7 mai, déjà 13.000 militants du M.D.R.M sont arrêtés et torturés et ses députés sont inculpés de crime et d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Il en résultera dix condamnations à mort et trois aux travaux forcés à perpétuité, qui se rajoutent aux milliers de morts. 
Même après l’indépendance, la mainmise de l’impérialisme français se maintiendra, notamment avec la mise en place de la dictature de Tsiranana et 65 ans après, le Peuple est toujours aussi opprimé. 
Rappelons-nous de ceci dans cette période où la guerre menace avec la Syrie, l’Etat et les média n’en parleront même pas. 

_________________
"Si l’issue nous est favorable, nous serons appelés défenseurs de la liberté, si elle nous est défavorable, nous serons appelés rebelles." P. PAOLI
30 anni di Resistenza


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